Protection contre la vulnérabilité sociale, les violences et les abus

Effet attendu : D’ici à fin 2018, les enfants, les adolescents et les femmes, notamment les plus vulnérables, évitent les comportements à risque, ont un accès et utilisent davantage les services de protection  contre les abus, les violences et l’exploitation ; et les communautés adoptent des pratiques sociales conformes aux droits humains.

 

Zeynab Abib, Ambassadrice Nationale de bonne volonté de UNICEF Bénin, consolant une victime du mariage des enfants, lors de sa croisade contre le phénomène en juin 2015 à Bohicon (Photo: UNICEF Bénin)

 

Agence leader : UNFPA

Autres agences impliquées : UNICEF, PNUD, ONUSIDA, UNHCR, OMS, BIT.

 

Les produits du SNU pour la réalisation de l’Effet 4 :

  1. Les acteurs du système de protection aux niveaux central, déconcentré et décentralisé, ont des capacités accrues pour l’identification des problèmes de protection de l’enfant, de la jeune fille et de la femme, la planification, la coordination, la mise en œuvre équitable, le suivi et l’évaluation des politiques et stratégies nationales
  2. Les acteurs du système de protection aux niveaux central, déconcentré et dans les communes d’intervention sont plus aptes à offrir les services de prise en charge des victimes de violence et d’abus, de protection de qualité et à mettre en œuvre les lois et politiques existantes en matière de protection des droits
  3. Les populations des communes d’intervention, particulièrement les adolescents, les jeunes filles et les femmes, sont plus aptes à éviter les comportements à risque, à utiliser les services de protection, de justice, d’ Etat Civil et à prévenir les abus, les violences et l’exploitation

Situation: Les enfants, les adolescent(e)s, les femmes, en particulier les plus vulnérables, ont le droit d’être protégés contre les abus, les violences et l’exploitation de tout genre. Le mariage précoce (12%) et les mutilations génitales féminines (7%), l’infanticide rituel, les pires formes de travail, la traite des enfants ainsi que les violences basées sur le genre demeurent des préoccupations majeures au Bénin. De plus, 69% des femmes ont subi des violences au moins une fois dans leur vie et la privation arbitraire de liberté, à exercer des activités génératrices de revenu de leur choix, touchent 75% environ des femmes non instruites. Celles vivant en régime polygamique sont maintenues dans la dépendance, la précarité et la misère. La violence basée sur le genre (VBG) est un phénomène qui met en danger la vie des victimes, leur santé et le respect de leurs droits humains. La réalisation du droit à l’identité reste un autre défi à relever, car seulement quatre enfants sur dix du quintile le plus pauvre ont des actes de naissance contre huit sur dix dans le quintile le plus riche.

Le Bénin a adhéré à tous les instruments internationaux en la matière et œuvré pour l’harmonisation progressive des lois internes avec ces instruments. Malgré une amélioration du cadre juridique, des défis restent à relever en termes de protection des femmes, des filles et des garçons. Au vu de ce diagnostic, et dans une perspective d’équité, le SNU interviendra, aux niveaux central, déconcentré et décentralisé, pour l’intégration de l’approche droits humains et du concept d’équité ainsi que les procédures opérationnelles standards sur les violences basées sur le genre dans les stratégies et programmes de développement.

 

En 2014, sur une planification financière de 2,707 millions de dollars US, un montant de 1,293 millions de dollars US ont été engagés en 2014, soit un taux de réalisation financière de 48,51%.

 

Pour plus d’information, consultez l’UNDAF 2014-2018.