FAO - Grippe aviaire Une mission pour évaluer l’état des lieux au Bénin

 El Hadj Issa Azizou, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, MAEP (en blanc au milieu) à côté de Dr Tiemoko Yo, Représentant Résident de la FAO, entouré des membres du cabinet (MAEP) et des experts de la FAO. (Photo: FAO Bénin)

Une mission de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), composée de quatre experts venant du Centre de Gestion de crise – santé animale (CMC-AH), a séjourné au Bénin du 22 au 28 février 2015 pour évaluer le niveau de préparation du pays vis-à-vis du risque d’introduction du virus influenza hautement pathogène (IAHP) H5N1, et appuyer le pays dans la prévention et aussi dans la riposte en cas d’apparition d’un foyer de grippe aviaire.

 

Les experts ont fait le constat d’un système de contrôle frontalier et intérieur défaillant. Les points de vente des poussins d’un jour au statut vaccinal inconnu, de volailles adultes et d’œufs de consommation en provenance du Nigéria par voie routière se multiplient.

 

De plus en plus de personnes pratiquent les petits élevages familiaux les prix des poussins importés ayant chuté de 200 francs CFA à 75 francs CFA pour les poussins coquelets et de 1000 francs CFA à 300 francs CFA pour les poussins pondeurs.

 

Les experts ont eu l’opportunité de tenir des séances de travail avec le Directeur de la Production Animale, délégué national de l’OIE, les responsables de l’Agence Béninoise de Sécurité Sanitaire des Aliments (ABSSA), le personnel technique des laboratoires vétérinaires de Bohicon et Parakou, les représentants des organisations d’éleveurs de volailles, l’Union Nationale des Aviculteurs Professionnels (UNAP), l’Interprofession Avicole du Bénin (IAB), les vétérinaires privés. Ce qui leur a permis d’observer un niveau de communication insuffisant avec la faiblesse du niveau de sensibilisation et d’information des éleveurs et des professionnels des Services du Ministère de l’Agriculture de l’Élevage et de la Pêche (MAEP) sur la situation qui prévaut au Nigéria sur les pratiques préventives telles que la biosécurité dans les élevages, les marchés, etc., la sous-utilisation du réseau de surveillance épidémiologique (RESUREP).

 

Au terme de la mission, les experts ont dressé une liste de cinq recommandations pour la prévention de la grippe aviaire et la riposte au cas échéant.

 

Ainsi, le Bénin avec l’appui des partenaires techniques et financiers doit mettre à jour le Plan d’Intervention d’Urgence (PIU), notamment dans son volet coordination des différents acteurs; tenir compte des recommandations des missions d’évaluation des écarts par rapport aux standards internationaux (PVS) de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) dans l’organisation/restructuration des Services vétérinaires avec notamment la restauration d’une chaîne de commande directe sous l’autorité du délégué de l’OIE; renforcer les capacités de contrôle et de surveillance y compris les laboratoires ; élaborer une stratégie de communication ciblée et adaptée à la situation épidémiologique notamment envers les professionnels de la filière avicole et renforcer la concertation sous régionale.