Gestion de risque et de catastrophe - Le Plan de contingence National au titre de 2015 validé

 Les participants à l’atelier de validation du Plan de Contingence National (photo: PNUD Bénin)

La plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques a procédé du 19 au 21 mai 2015 à Porto-Novo à la mise à jour et à la validation du Plan de Contingence National du Bénin pour l’exercice 2015. Ainsi, le pays dispose d’un instrument actualisé pour anticiper, prévenir et gérer les crises et catastrophes auxquelles il pourrait être confronté, mais aussi pour mener à bien son adaptation aux changements climatiques. Le plan est principalement axé sur les aléas tels que les inondations et sécheresses, les épidémies, les crises socio-politiques et la transhumance, le terrorisme et la piraterie, les incendies, les risques nucléaires/radioactifs/ biologiques/chimiques (NRBC), les secousses telluriques, la pollution marine, les vents forts et l’éboulement.

 

Durant trois jours, les acteurs intervenant dans la gestion des situations d’urgence humanitaire, les représentants des ministères de l’Intérieur et de la Protection civile et de l’Environnement, les agences du Système des Nations Unies et les partenaires techniques et financiers ont évalué ensemble le contenu du Plan de Contingence National pour l’année passée, afin d’en actualiser les données au regard des enjeux à venir pour l’année 2015. Ils ont ensuite validé le document, qui servira ainsi de cadre de référence à la préparation et à la réponse aux risques majeurs des crises et catastrophes de toute nature.

 

Le Plan de Contingence National est un recueil technique d’assistance dans la mise en œuvre du système de prévention, de précaution et de gestion des situations de crise. « La bonne gestion des inondations de 2010 et 2013, le sursaut pour se prémunir contre la fièvre Ebola et la grippe aviaire, mais aussi la riposte face à l’épidémie de fièvre de Lassa, ont reposé sur notre capacité d’anticipation, notamment à travers l’élaboration du premier Plan de Contingence National et la mise en place d’une plateforme de réduction des risques de catastrophe et d’adaptation aux changements climatiques », a souligné M. Yo Tiémoko, Représentant Résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au nom du SNU dans son allocution d’ouverture.

 

Il a appelé les participants à poursuivre ces efforts conjoints, et ce, en cohérence avec les politiques de réduction de la pauvreté, conformément au cadre d’action de Sendaï, premier accord majeur de l’agenda de développement post-2015 adopté en mars 2015, à l’issue de la troisième conférence mondiale des Nations unies sur la réduction des risques de catastrophe.

 

Les travaux de cet atelier se sont déroulés en trois phases : la présentation de trois communications pour fixer un certain nombre de concepts techniques et partager des informations sur les mutations environnementales et les changements climatiques qui créent des situations de fragilité, tels que les grosses inondations annuelles et les poches de sécheresse ; les travaux en groupe pour actualiser toutes les données du document et les travaux en plénière.