PAM : Préparation du terrain pour une meilleure résilience des communautés vulnérables

 Participants à l'atelier PSME (Photo: PAM Bénin)

30 novembre - 04 décembre 2015 : « Unir les efforts des acteurs humanitaires et de développement,  afin d’identifier les synergies possibles et de faciliter les partenariats opérationnels et activités complémentaires dans les communes de Karimama et Malanville », tel était l’objectif principal de l’atelier de Planification Saisonnière des Moyens d’Existence (PSME) qui s’est tenu à Malanville du 30 novembre au 04 décembre 2015.

 

Cette rencontre, initiée par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), a réuni plus de 50 participants composés principalement des communautés concernées avec l’appui des services techniques des communes de Karimama et Malanville et des départements Borgou-Alibori ainsi que l’Unité de Gestion et de Coordination de l’UNDAF (Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au Développement), des ONG internationales, de la FAO et de l’UNICEF.

 

Pour M. Bayé Sannibio, de la préfecture des départements du Borgou-Alibori, le Bénin fait partie des pays les plus touchés par les changements climatiques dont les conséquences néfastes affectent l’environnement, les ressources naturelles et la biodiversité.  Il a souligné à cet effet que « sur les 77 communes du Bénin, celles de Malanville et de Karimama sont parmi les plus vulnérables sur la base de nombreux indicateurs socio-économiques ». C’est pourquoi, il encourage cette initiative du PAM qui vise à contribuer à la réduction des effets de chocs saisonniers dans ces communes. En effet, le PAM envisage notamment à travers son Programme Pays d’améliorer la résilience des membres des communautés au moyen d’activités d’assistance alimentaire contre la création d’actifs (activité 3A) identifiés par les communautés. 

 

Pour pérenniser ces activités et inciter les membres des communautés à les prendre en main, le PAM met en œuvre l’approche à trois niveaux dont la PSME constitue l’une des étapes.  Celle-ci permet de positionner chaque partenaire selon son avantage comparatif, de séquencer les interventions multisectorielles, humanitaires ou de développement, de façon à offrir la meilleure complémentarité pour renforcer la résilience.

 

Cet atelier a été suivi par une formation de formateurs en planification communautaire participative. Les participants, représentant principalement les services techniques et les ONG locales ont ainsi passé deux jours à mettre en pratique les outils développés par le PAM au sein d’une communauté. Cet exercice a permis de les équiper de manière à pouvoir reproduire ce travail dans les communautés qui seront identifiées par le PAM comme bénéficiaires de sa prochaine intervention.

 

Une restitution est prévue au niveau régional et national, afin de permettre au gouvernement de s’approprier cette approche et d’en prendre le lead.